WE Portes ouvertes les 1-2-3 novembre, 1 rue Besse à Vichy

Il y a 135 ans, le 1er novembre,

naissait Albert LONDRES,

rue Besse à VICHY

Le saviez-vous ?

Il y a 135 ans, le 1er novembre, naissait Albert Londres l’illustre journaliste-reporter !

Pour marquer cet anniversaire, l’Association Maison Albert Londres, qui réhabilite sa maison natale,  rue Besse à Vichy, fait «  PORTES OUVERTES »   les 1-2 -3 novembre.

C’est aussi  l’occasion d’annoncer que les travaux vont reprendre  avec le remplacement des fenêtres du premier étage.  La Maison poursuit sa restauration à la grande satisfaction de tous les passants, touristes ou vichyssois.

Venez nombreux rue Besse ce WE : voir le projet de réhabilitation,  parler d’Albert Londres, et aussi, avoir une information sur le « Prix Albert Londres » et les lauréats de l’année, le Prix 2019 est le 29 octobre à Paris.

Animations-ventes-expositions-diaporamas.

Horaires : 10 h à 12 h & 15 h 18 h.

Rencontres 2009 :

Exposition du 7 juillet au 17 août 2009 au Palais des congrès
de Vichy sous le parrainage, pour l’occasion, de Christine Clerc, pour rendre hommage au père du grand reportage dont l’oeuvre est une des richesses du patrimoine culturel de la cité thermale.
Grâce à l’accord de la SCAM, administratrice des droits moraux et patrimoniaux de l’association du Prix Albert Londres, à l’implication de Reporter Sans Frontières et au soutien croissant de jour en jour de nombreux vichyssois et partenaires, l’association souhaite pouvoir rendre un hommage au père du Grand reportage dans sa vie natale.
C’est la raison pour laquelle elle a conçue une exposition tournée vers un large public, toutes générations confondues. Cette rencontre avec Albert Londres sera l’occasion de découvrir les documents originaux qui ont fait la renommée de ses prises de position en faveur de l’humanisme et contre l’oppression en général. Les visiteurs croiseront ses regards sur le monde de l’époque, consignés au retour de chaque voyage sous forme de recueils, et qui restent aujourd’hui
d’une actualité surprenante.
Mise en scène grâce à différentes collections d’objets des années 30, la modernité de l’exposition sera affirmée par la projection de films documentaires et d’animations tout-public.

Rencontres 2010 : Terre d’ Ebène

L’esprit Albert Londres, une marque pour les grands reporters. Leur mission : être sur le terrain en bas de chez eux ou à l’autre bout du monde. Pour lever des silences.
Propos recueillis par Fabienne Faurie. Source : La Montagne
Le savoir-être du reporter face à l’événement a été retenu comme thème de l’un des débats (*) des Rencontres d’Albert Londres, parrainées par Laurent Bignolas. Le journaliste témoigne de l’importance « d’entretenir un questionnement et de foncer » !
Question : Vous allez animer ces rencontres. Pour un reporter, en 2010, le nom d’Albert Londres résonne encore ?
Réponse : Forcément, ça résonne. Le Prix Albert Londres est un prix mythique. Lorsque le nuage du volcan islandais a bloqué toutes les liaisons aériennes, on est revenu au temps d’Albert Londres. On s’est retrouvé dans une liberté de déplacement similaire. Il partait avec les moyens du bord explorer des terres méconnues. Il rapprochait des destinations lointaines. C’était un vrai choix. Ce qui reste de ça, c’est l’esprit Albert Londres, la curiosité de s’interroger sur l’autre. Il rendait compte d’un quotidien très différent. Il sentait les choses. Le monde bouge, il faut aller voir.
Q : Quelle est votre définition du grand reporter ? Il y a la rencontre, le partage des informations. Raconter un quotidien, dénoncer des choses. Aller là-bas pour voir ce que l’on nous cache, à l’autre bout de la terre, comme à 200 km de Paris.
R : On ne peut pas rester les bras croisés alors que l’on soupçonne quelque chose. C’est une forme d’engagement. On va sur le terrain pour que cela ne reste pas sous silence, il y a cette mission. Le reportage de Florence Aubenas à Ouistreham, en Normandie, c’est de l’Albert Londres.
Q : Après dix ans de magazine Faut pas rêver, qu’aimeriez vous transmettre ? Il faut entretenir ses neurones. Rester un homme engagé au service de l’espèce humaine, de sa dignité. Il y a des choses qui mûrissent après un certain nombre d’années d’expériences. Il n’y a pas eu un territoire en particulier

L’esprit d’Albert Londres est toujours en éveil comme en ont témoigné les reporters invités, hier, des Rencontres A. Londres.

Grands reporters, un film de Gilles de Maistre a ouvert, hier, les premières Rencontres Albert Londres. Ce documentaire fiction pour Arte a été tourné au Tchad, avec deux comédiens dans les rôles des reporters et des moyens techniques légers : une caméra, un preneur de son. Lors du débat qui s’ensuivait, Gilles de Maistre, grand reporter, précisait son choix :
« Le docu-fiction permet de franchir des portes fermées et de faire passer des messages avec des histoires simples. C’est le parcours initiatique d’un reporter. J’ai voulu raconter le ressenti, les émotions sur le terrain. Quand on débarque pour la première fois en Afrique, avec sa culture, on ne comprend rien à ce qui se passe. C’est plus possible au bout de vingt ans d’expériences et de terrain. »

La difficulté d’accès aux informations, les fausses pistes et, pour les reporters locaux en Afrique, les dangers encourus de celui qui veut raconter au monde ont été débattus. Laurent Bignolas rappelait notamment que deux journalistes français de France 3 Télévision étaient pris en otages depuis bientôt six mois en Afghanistan.
Lucie Umukundwa, journaliste Rwandaise, exilée : « Le reporter, c’est celui qui accepte de prendre des risques. Ce qui m’a poussé à faire ce métier, c’est ce que je voyais autour de moi. J’ai vécu le génocide, la première guerre au Congo, c’est ce qui m’a poussé à m’engager. On est plus exposé à l’insécurité que les journalistes étrangers car les gouvernements pensent qu’ils ne sauront pas ! ».

Freddy Mulungo, journaliste au Congo : « En République démocratique du Congo, on n’a pas le droit de prendre des photos. On peut se retrouver en prison, être exilé ou mourir pour cela. On ne peut pas départager le fait d’être grand reporter et journaliste d’investigation. »
Rémy Ngono, journaliste camerounais, exilé : « Mon père disait : « le coup de machette blesse, la langue tue ». J’ai choisi cette deuxième arme. J’ai été arrêté, emprisonné, tabassé. Il n’y a pas de droits de l’Homme. Je suis devenu journaliste vagabond ; je faisais mes émissions par téléphone car je ne pouvais plus accéder à la radio. La plupart des journalistes africains exilés ont troqué leur micro et leur stylo pour être veilleur de nuit. Il faudrait créer ici, une radio, une télévision qui permettent aux journalistes réfugiés de s’exprimer, d’émettre vers leur pays à partir de la France. La seule liberté, c’est de toujours nous battre pour avoir la liberté ! »
Gilles de Maistre : « Le métier de grand reporter, c’est une volonté de raconter le monde tel qu’il est. En fonction du régime politique en place, c’est plus ou moins difficile. Quand on entend les témoignages de ces journalistes, quand on est confronté à une dictature, à un état violent, il faut des couilles ! »

Freddy Mulongo : la voix des sans voix s’est tue.

En 2007, Freddy Mulongo fuit la République Démocratique du Congo. Journaliste, il préside l’Association des Radios communautaires du Congo (ARCO) qui en regroupe 230. Invité des Rencontres d’Albert Londres ce week-end, journaliste à Paris, pour l’Agence Africaine d’Information, il témoigne sur l’outil puissant qu’est une radio et les risques encourus quand on veut faire entendre une voix.
Question : Au Congo la radio serait le premier média ?
Réponse : C’est un pays immense qui connaît des problèmes de communication. La radio correspond le mieux à notre culture orale et jusqu’au fin fond du Congo, les habitants possèdent une radio.
Q : Après des études en France, vous revenez au Congo. Qu’est ce qui vous a incité à créer Réveil FM ? R : J’ai vécu la libération des ondes en France et la liberté de ton m’a fasciné. J’ai travaillé dans des radios en France, et c’est là qu’est né le projet de Réveil FM. Il s’est concrétisé seulement en 1999, à Kinshasa, car on était alors sous la dictature de Mobutu. On s’est battu pour la libération des ondes. Car, ensuite, sous Laurent Désiré Kabila, la loi sur la liberté d’expression n’était toujours pas appliquée.

Q : Pourquoi ce nom de Réveil FM ?

R : Les Congolais s’étaient endormis, il fallait se réveiller et réveiller les consciences pour prendre en main notre destin. Réveil FM pratiquait l’info de proximité. Il s’agissait de donner la parole à la population sans distinction. Ce n’était pas la politique par le haut mais par le bas.

Q : Vous avez subi des pressions ?
R : On nous a empêchés d’émettre en novembre 1999 puis, en septembre 2000, un arrêté du gouvernement interrompt toute diffusion durant trois mois. On nous dit que nous sommes une radio subversive, rebelle. On n’a pas baissé les bras, on a signalé notre situation à différents réseaux d’information sur le plan international. On avait accueilli dans notre studio, à Kinshasa, Robert Ménard de Reporters Sans Frontières. On prenait des risques en lui ouvrant le micro. À plusieurs reprises, en 2004 et 2005, nous avons fait des journées radio silence pour dénoncer le non-respect des Droits de l’Homme.

Q : Être en résistance, jusqu’à quel point ?
R : On nous a évoqué des raisons farfelues pour nous empêcher d’émettre, comme celle de brouiller les ondes de l’aéroport international. On nous a fait taire de différentes manières : par des coupures intempestives d’électricité par exemple. Ce qui a fait notre force, c’était la solidarité entre les radios au sein de l’ARCO. On était en pleine période électorale. Je suis devenu clandestin dans mon propre pays. Je vivais caché, ne sortais que la nuit. J’étais traqué. Je recevais des menaces anonymes. Je suis entré dans une spirale où tu arrives à ne plus avoir confiance en ton entourage. En 2007, j’ai quitté le Congo, je suis parti comme on va au marché?
Q : Réveil FM s’est donc tu ?
R : Oui, mais nous continuons sur le Net. L’exil n’est pas facile mais il permet un réarmement moral. On ne tue pas l’espérance ! Quant à mon retour au Congo, les régimes tombent comme des fruits alors ?

R : Dans mes voyages africains, j’ai perçu de ces rapports France-Afrique, des liens serrés, très proches et à la fois distendus. Aujourd’hui, soixante ans après la décolonisation, Albert Londres serait en Afrique.
Un reportage, c’est aussi la simplicité de ce qu’on ramène.
Albert Londres a donné une image de marque à notre boulot. Tous les rêves sont permis, il faut essayer de les réaliser. Être dans une logique du pourquoi pas. Ne pas craindre d’aller aussi vers une découverte personnelle. L’autre se raconte, donc se rencontre.

Rencontres 2011 : Dardanelles &Balkans

Les Balkans pendant la Grande Guerre

« Albert Londres, reporter de guerre » : plongée dans l’actualité au cœur des 3èmes Rencontres de Vichy

« Le large peu à peu s’éclaircit. Et bientôt je reconnais les deux pointes, les deux pointes aujourd’hui marquées de sang français. C’est là!
Les Dardanelles ! … Leur nom était si joli qu’en les approchant on était tout prêt d’entendre tintinnabuler les clochettes d’argent. Et c’est le canon qui va parler !… »
(Albert Londres-Le petit journal du 28 juin 1915).


« Reporter de guerre dans les Balkans de 1915 à 1917 »: père du journalisme d’investigation , le Vichyssois Albert Londres, a, en son temps, couvert ce conflit, théâtre souvent méconnu de la première guerre mondiale.
Les nombreux évènements d’actualité qui se succèdent partout dans le monde, mettent une nouvelle fois en évidence la nécessité absolue d’une presse libre, dans laquelle le reporter constitue la clé de voûte de l‘information.
L’Association « Regarder – Agir pour Vichy et ses environs » organise les troisièmes rencontres Albert Londres qui auront lieu du 16 au 19 juin 2011.
Personnalités marquantes du journalisme, grands reporters et historiens seront présents et dialogueront avec le public tandis que projections de films, conférences, rencontres, débats…constitueront les temps forts de ce nouvel évènement mettant en valeur des sujets permanents déjà au cœur du travail du célèbre Vichyssois.
Une exposition, mise en œuvre du 10 juin au 20 juillet 2011 dans le hall de la source de l’Hôpital à Vichy, retracera le périple d’Albert Londres dans cette campagne d’Orient (des Dardanelles aux Balkans); on y lira les correspondances et câbles adressés à ses parents, touchant du doigt ce que vit un reporter au milieu des combats dans une région (toujours) complexe au plan politique. La correspondance du caporal Jean-Baptiste Bonnet, natif de l’Allier, met en parallèle, de façon simple et émouvante, la vie d’un poilu de l’armée française d’orient.
Des animations théâtrales : FEU!-création de Procédé Zèbre-met en scène l’écriture d’Albert Londres lors d’un parcours effectué tout au long des Troisièmes Rencontres; les Gueules Cassées, présentée par l’Ouvroir, le 25 juin au Pôle Lardy rend hommage aux soldats défigurés de la Guerre de 14-18.

Rencontres 2012 : Retours de Chine 1922-1932

Dès ses débuts dans le journalisme, Albert Londres a été attiré par l’Orient. En 1922, après le succès de ses premiers grands reportages, en particulier ceux effectués en Russie soviétique, Albert Londres part enfin pour l’Asie. Il décrit émerveillé le quotidien du Japon qui reste solide malgré les tremblements de terre. Il découvre par contraste, l’anarchie qui règne en Chine, un pays dominé par les seigneurs de la guerre, et où cohabitent un empereur et un président de la République
La série d’articles rédigés sur place constitue la matière première de son livre « La Chine en folie » publié à son retour.

Ce n’est que dix ans plus tard qu’Albert Londres repartira pour la Chine, en janvier 1932. Il a tout fait pour y retourner. Quelle enquête a-t-il en tête ?
Alors que le directeur littéraire du Petit Parisien, Henri Béraud son ami de longue date, refuse de l’envoyer sur place, il obtient le feu vert du Journal et part. Lorsqu’il arrive à Shanghai, la tension entre Chinois et Japonais est à son comble. C’est La Guerre !
Le conflit s’apaise, Albert Londres quitte alors Shanghai pour suivre son projet de sujet initial. Il se dirige vers Tientsin (ou Tianjin), puis il disparaît prés de 3 semaines, avant de revenir à Shanghai s’embarquer sur le Georges Philippar. Les révélations explosives annoncées pour son retour disparaissent en mer avec lui…
Au travers de nombreux textes choisis et d’extraits de la correspondance d’Albert Londres, cette exposition vient nous faire revivre ses émotions et ses sensations. Celles d’un observateur privilégié, plongé au coeur d’une Chine en pleines révolutions préfigurant sa Révolution imminente.

Regard d’un grand reporter d’aujourd’hui : La Chine sans Folies de Philippe Rochot

De ses six années passées comme envoyé spécial permanent de France 2 en Chine (de 2000 à 2006), Philippe Rochot a rapporté une expérience professionnelle, mais aussi humaine, particulièrement riche. Pour preuves, son livre « Vivre avec les chinois » (2008) et les nombreuses photos que cet amateur très éclairé a tirés de son séjour. « Le comportement des Chinois nous désoriente, leur mentalité et leurs raisonnements nous échappent…La Chine est encore un pays d’interdits, mais c’est aussi l’Empire de tous les possibles. » Au cours de ses déplacements dans une quinzaine de provinces, Philippe Rochot a observé des Chinois confrontés aux transformations radicales de leur société.

Chacun de ses clichés participe au décryptage d’une Chine débarrassée des  « à priori » brouillant son image. « La photo est là pour saisir l’événement, mais aussi pour le dépasser, en explorer les traces, les cicatrices laissées par l’homme.»

2012 ; année du dragon, monde en transe, Chine en transit
Table ronde : « les enjeux urbains et écologiques dans les villes chinoises ». Avec Jean-Claude Levy, Bertrand Gallet, Dominique Bari, Zheng Ruoning.

La moitié de la population mondiale vit à présent en ville. La Chine compte 60 villes multi-millionnaires et 30 dépassant le million d’habitants. 400 villes nouvelles doivent sortir de terre d’ici 2020… Actuellement de 45%, le taux de population urbaine chinoise devrait atteindre 60% en 2020. La crise urbaine de la nature concerne donc particulièrement ce pays, en pleine révolution industrielle, dont la part dans la production mondiale a doublé en 15 ans, pour Wei pei Fu

Dernière photo d’ Albert Londres à Sangaï (collection Prix Albert Londres)
Reportage Le dernier voyage d’Albert Londres de François Reinhardt – durée 22’
La nuit du 15 au 16 mai 1932, le plus célèbre des journalistes français, que l’on considère toujours comme le père du grand
reportage, meurt dans l’incendie du Georges Philippar. Le grand paquebot blanc, fleuron des Messageries Maritimes, effectue là le
retour de son voyage inaugural entre Marseille et Yokohama : la ligne impériale ! Albert Londres, redresseur de torts devant l’Éternel,
à qui l’on doit notamment la fermeture du bagne de Cayenne, a embarqué quelques jours plus tôt à Shanghaï. Il
vient de passer trois mois en Chine, sur fond de conflit sino-japonais. Tandis qu’il profite du voyage pour rédiger un
nouveau « brûlot », dont tout le monde ignore le sujet, un incendie survient à l’entrée du
Golfe d’Aden. Albert Londres n’y survivra pas. Attentat ? Sabotage ? Fait divers ? L’enquête
menée à l’époque a-t-elle révélé toute la vérité ? Une production Grand Angle Productions

Film « Voir le pays des matins calmes »

de Gilles de Maistre
Réaliser une fiction – une comédie ! – en Corée du Nord : voilà le défi de taille que s’est lancé Gilles de Maistre il y a un an. Un pari tenu mais risqué, qui a nécessité une préparation minutieuse aux allures de commando. Les six comédiens qui l’accompagnaient incarnent, dans Voir le pays du Matin-Calme, des touristes venus visiter le pays. L’occasion de découvrir cette nation aussi terrible que fascinante.
La Corée du Nord ? Un pays quasi inaccessible, classé au dernier rang mondial au niveau de l’indice de démocratie. Seuls 2 000 touristes occidentaux y pénètrent chaque année, suivant un périple précis et escortés par des guides qui se surveillent mutuellement. Gilles de Maistre et ses six comédiens (Patrick Azam, Audrey Dewilder, Laurent Gernigon,
Aurélie Gourvès, Simy Myara, Maka Sidibe) en ont fait partie. Pour cela, ils ont évidemment menti sur leur profession.

Soirée dîner-débat Chine – Occident, le grand malentendu
Zheng Lu Nian et Daniel Haber sont consultants internationaux et professeurs dans de Grandes Ecoles françaises et dans des Universités étrangères (Chine,Israël…).
Leur longue expérience de la vie internationale (ils ont,tous deux, dépassé l’âge de la sagesse chinoise, 60 ans) les a amenés à écrire, ensemble, un livre qui explore ce qui leur semble devoir être l’un des problèmes majeurs du XXIe siècle, le malentendu qui s’installe entre l’Occident et la Chine, fondé sur la peur de l’autre. Notre peur est le résultat de l’ignorance
et l’ouvrage « Chine-Occident, le grand malentendu du XXIe siècle », paru en novembre 2011 chez L’Harmattan, a pour but d’expliquer et de livrer le « coeur » du peuple chinois pour encourager le dialogue et la coopération.

Rencontres 2013 : Forum du Grand Reportage

Les trois premières éditions des Rencontres ont été de véritables réussites, aussi bien en matière de programmation qu’en matière de fréquentation ; elles ont permis aux partenaires et aux collectivités qui nous soutiennent de prendre la mesure de l’intérêt réel du public pour la vie et l’œuvre du grand reporter – qu’ils soient tous ici remerciés pour leur aide et leur engagement à nos côtés.

Cette année 2013, nous avons décidé d’élargir encore le champ de notre action en créant le Forum du livre de grand reportage : « L’écrire pour le dire» Dans la continuité des écrits d’Albert Londres dont les articles furent aussi publiés sous forme d’ouvrages, nous avons invité des éditeurs et des auteurs qui, comme lui, ont parcouru le monde pour en rapporter des analyses, des commentaires, des histoires, proches ou lointaines, qui parlent à tous ceux que le grand reportage intéresse. Nous remercions tous les auteurs, les éditeurs et les libraires qui ont accepté notre invitation à participer à cette nouvelle aventure.

S’il est quelquefois aisé d’oublier l’objectif principal d’une action à multiples facettes, soutenue par de multiples partenaires, nous ne perdons pas de vue aujourd’hui notre projet initial. Il s’agit bien de l’acquisition de la maison natale d’Albert Londres, rue Besse, et de sa transformation en un lieu vivant, dédié au journalisme, ouvert à tous les publics, à la fois centre de ressources, de recherches et de rencontres. Journalistes et étudiants, lecteurs et visiteurs pourront s’y retrouver, échanger et partager leur passion commune, celle du grand reportage, sous l’égide du grand reporter que fut Albert Londres.
Bonne visite à tous de ces 4° Rencontres « Tour de France, Tour de souffrance » et de ce 1er Forum du livre de grand reportage,

Eté 1924, le Tour de France d’Albert Londres
Conférence de Bernard Cahier, auteur de
« Terminus Gardafui ».

Pour Albert Londres, l’année 1924 s’annonce bien. Son
reportage retentissant sur le bagne de Cayenne est publié en librairie, suivi en fin d’année par celui sur les pénitenciers militaires d’Afrique du Nord. C’est la consécration. Entre les grandes enquêtes sociales et les voyages au bout du monde, qu’est-ce qui le pousse donc à rester en métropole pour suivre une épreuve sportive, le Tour de France cycliste ? Comment va-t-il traiter le sujet, apparemment éloigné de ses préoccupations habituelles ? Et quel en sera l’impact ?

Table Ronde : Le Dopage et le Tour
Tout et son contraire a été dit au sujet du dopage. Tous les discours les plus hypocrites ont été tenus afin de
protéger un système cynique qui garantit les intérêts financiers de quelques-uns mais corrompt la vraie nature
du sport et détruit la santé des sportifs.
Ce sont toutes ces contrevérités que démonte ici point par point le Dr Jean-Pierre de Mondenard en un vrai
dictionnaire critique des idées reçues au sujet de la triche.
Si l’on en croit certains médias, tous les sportifs, quelle que soit leur discipline, usent de stupéfiants. Selon eux,
remporter une compétition de prestige nécessite avant tout l’aide d’un bon laboratoire pharmaceutique, capable
de contourner les progrès de la lutte antidopage. Pourtant, ces mêmes médias encensent démesurément les
performances des champions. Derrière cette situation complexe où l’argent exerce un pouvoir considérable, Éric
Maitrot, pendant près de deux ans, a traqué la vérité.
Avec Jean-Pierre de Mondenard, Jean-Emmanuel Ducoin, Etienne Bonamy, Eric Maitrot – l’avocat Stéphane
Mesones et Alain Néry, Sénateur du Puy de Dôme (Vice Président de la Commission parlementaire sur le
dopage).
Stéphane Mesonès est avocat à Moulins ; il défend en justice les sportifs accusés de dopage – souvent des
cyclistes, mais pas seulement – et qui souhaitent faire valoir leurs droits face aux suspensions dont ils écopent
souvent de la part du système disciplinaire du sport.

Rencontres 2014 : Face à la Censure

Pour la 5ème année consécutive, les écrits du Prince des reporters serviront de support aux « Rencontres Albert Londres de Vichy » du 13 au 15 juin  au Palais des congrès et l’hôtel Aletti.
2014 marque la commémoration du centenaire de la Grande Guerre, durant laquelle Albert Londres faisait ses débuts comme correspondant de guerre du Petit Journal. Il dénonce alors la censure, pour réagir « Contre le bourrage de crâne » auquel les autorités militaires soumettaient l’opinion publique.
Alors qu’en Syrie les affrontements entre les rebelles et le pouvoir de Bachar al-Assad font chaque semaine de nouvelles victimes (plus de 100 000 morts en trois ans, pour la plupart des civils), Russes et Occidentaux s’opposent, depuis février, sur la conduite à tenir en Ukraine.
L’Histoire risque une nouvelle fois de se répéter et la mission d’information du journaliste s’avère plus que jamais essentielle, pour comprendre les enjeux mondiaux de conflits locaux ébranlant la Planète.
Albert Londres sous le Brassard vert de la Grande Guerre à la Syrie.
Suivant Albert Londres engagé sous le brassard vert (signifiant son statut de représentant de la presse), et à la relecture de ses articles rédigés de Reims à Offremont sur le front de la Grande Guerre, ces 5èmes Rencontres recevront des journalistes confrontés eux aussi, à la censure toujours présente en terres de conflit.
Des historiens retraceront le parcours d’Albert Londres en Syrie, à Homs et Alep ainsi qu’au Liban, lors de la mise en place du mandat, en décryptant ses écrits qui analysent la domination franco-britannique sur les anciennes provinces ottomanes.
Conférences, projections et tables rondes, analyseront les relations souvent difficiles entre la presse et les autorités, qu’elles soient militaires ou politiques.
Comment le reporter peut travailler dans un pays en conflit ?
Comment se distancie-t-il des événements ? Le journaliste peut-il (et doit-il) tout dire ?
Autant de questions essentielles, autour desquelles professionnels et grand public seront réunis pour partager une même éthique, celle du Grand reportage incarné par Albert Londres.
Organisées dans sa ville d’origine, les Rencontres s’inscrivent avec force dans la lignée d’Albert Londres, pour faire écho aux souffrances et autres injustices du monde.
Cette année, les Rencontres ont une dimension particulière : l’action de « Sauvetage de la Maison natale d’ Albert Londres » menée depuis 5 ans par notre Fonds dotation devrait aboutir !
Notre projet est d’en faire une lieu d’évocation qui fasse découvrir et apprécier Albert Londres, un lieu en lien avec ses valeurs relayées au travers d’actions et de soutiens. Un lieu d’accueil et d’échanges qui pourra accueillir en résidence de jeunes journalistes, pour leur permettre d’entreprendre l’écriture ou la réalisation de leurs ouvrages.
NB : pendant les Rencontres, la projection, organisée par le Club-Cinéma, à l’Etoile Cinéma du film «  Les Sentiers de la Gloire » de Stanley Kubrick.

Revue de presse

Rencontres 2015 : Liberté de Dire

Voici les 6èmes Rencontres Albert Londres de Vichy, initiées en 2010, après notre grande exposition de 2009 sur l’œuvre d’Albert Londres, elles ont permis de sensibiliser le public et les collectivités à l’intérêt qu’il y avait, pour notre territoire, de faire reconnaitre l’enfant du pays, oublié sur ses terres, mais considéré par toute une profession et connu dans le monde entier.
Ces rencontres annuelles sont nécessaires pour sauver de la ruine sa maison natale et en faire un lieu de connaissance de l’homme et du grand reportage.
Albert Londres ? Un nom devenu un mythe pour sa profession … Un journaliste que l’intérêt profond pour « la misère des hommes » a guidé tout au long de ses reportages.
Il était un homme généreux, profondément humain, pourfendeur des injustices et des mensonges, ce qui lui a valu le titre de « redresseur de torts » . Courage, indépendance, abnégation ont nourri la carrière de cet éclaireur d’opinion… Et le grand reportage ? C’est partir à la découverte de l’autre, d’un autre monde, d’une autre réalité. Pour cela un grand reportage nécessite une enquête en profondeur de l’événement couvert. Il s’agit d’aller à la recherche de la vérité. Le grand reportage permet alors de témoigner et retranscrire la réalité des choses et des faits.
Pour ces 6èmes Rencontres, nous avons voulu, avec le comité éditorial de la Maison Albert Londres, mettre l’accent sur l‘importance du grand reportage qui lutte pour une liberté sans faille. Nous avons souhaité que ces Rencontres soient un hommage à ceux qui osent mener ce combat, parfois au risque de leur vie.

– Cecile Alegra et Delphine Deloget : Un Voyage en Barbarie

AFP PHOTO / EMMANUEL DUNAND

Depuis 2009, sur les 50 000 Erythréens qui sont passés
par le Sinaï, 10 000 n’en sont jamais revenus. Cécile Allegra et Delphine Deloget ont produit un témoignage de trois
survivants d’un lieu où s’exerce dans le silence des médias et de
la communauté internationale la traite des hommes. Un reportage qui ouvre les yeux sur l’Erythrée.
Chaque jour, des Erythréens quittent le régime dictatorial de leur
pays en direction du Soudan. Hélas, un grand nombre d’entre
eux tombe entre les mains de trafiquants qui les mènent dans le
Sinaï, où ils sont détenus et torturés pendant que leurs ravisseurs bédouins tentent d’extorquer des rançons exorbitantes à leurs familles. Des milliers finissent exécutés de manière sauvage.
Voyage en barbarie : a obtenu le prix du meilleur Documentaire
au New York City International Film Festival 2015, le prix RSF au
Figra, Cécile Allegra et Delphine Déloget ont obtenu le « Prix Albert Londres 2015 ».

Trente-cinq ans que je cours le monde et ses tourments.
La première fois, en dehors d’une guerre, que j’ai vu l’exode d’une
population, c’était en Asie où les boatpeople fuyaient le régime communiste d’Hanoï. Des jonques en bambou sur la Mer de Chine, la dérive et les naufrages, tous les éléments étaient déjà là. Mais ces migrants étaient des réfugiés politiques et le monde les regardait d’un oeil bienveillant et attentif. J’étais revenu avec une image, plus forte que les autres, celle d’un bébé de six mois que ses parents avaient confié, seul, aux autres exilés en route vers les côtes malaises.
Avec le temps, l’exode des migrants n’est plus devenu un
phénomène exceptionnel. Et le monde s’est lassé. J’ai suivi les
barques, les pateras qui affrontaient le détroit de Gibraltar, les
pirogues de la mort pour les Canaries, les zodiacs de Turquie
vers l’île grecque de Lesbos, le flot des épaves vers le Canal de
Sicile. Jusqu’à Lampedusa, caillou submergé par le flux. Partout
les « migrants », comme on dit, comme si le « migrant » était un
modèle unique, uniforme, comme si ceux qui fuient le chaos de
la guerre ou la sècheresse avaient la même histoire. J’ai suivi le
sillage de ces bateaux ivres, sur mer et sur terre, dès leur point de
départ, un village subsaharien, un désert érythréen de la corne de
l’Afrique, une capitale arabe, une montagne d’Afghanistan ou de
Syrie. Je voulais faire le récit choral de ces centaines de milliers
d’hommes et de femmes qui ne voient qu’une seule issue, partir,
pour la grande traversée, à travers notre mer, la méditerranée.
Nous, européens, nous hésitons toujours, entre aveuglement
volontaire, compassion et répression. Sans parvenir à définir une
attitude réaliste, une politique commune. Pendant ce temps-là, ils
partent. Avec la force des désespérés ou des conquérants. Et rien
ne les arrêtera. grandsreporters.com
Jean-Paul Mari interviewé par Philippe Alfonsi
Revue de presse

Daniel Schneiderman : Après Charlie –

Des Rencontres à la mémoire des «  Charlie« 
Au delà du mythe – Sophie Desmoulin

Rencontres 2016 : Chemins d’exode

Cette année, nous ne pouvions éviter le sujet qui s’invite au quotidien dans les journaux, sur les ondes, sur les écrans et dans les conversations…
Les Rencontres 2016 portent ainsi la réflexion sur la migration massive de populations fuyant des conditions de vie insoutenables par des chemins périlleux. Avec « Le juif errant est arrivé », Albert Londres en son temps, a posé le regard sur une population en exode. Il a voulu traiter la question du retour des populations juives en Palestine, la misère des ghettos, les humiliations quotidiennes, les spoliations et les violences subies. Son reportage remua les consciences des nations, des îles britanniques à l’Europe centrale. Le témoignage de celui qui n’a cessé de mettre sa plume au service des opprimés est à redécouvrir, son éclairage humain et généreux ne relevant d’aucune idéologie.
Poser aujourd’hui le regard, comme l’aurait fait Albert Londres, sur les camps de réfugiés ou de détention, à Lampedusa, aux faubourgs de Calais ou ailleurs, c’est ce que feront les invités de nos prochaines Rencontres : grands reporters, historiens et philosophes essayeront de répondre aux questions qui se posent, avec d’autant plus d’acuité que les réactions suscitées s’avèrent parfois extrêmes.
Comment en effet, comprendre, anticiper, accepter, vivre ces migrations contemporaines ? Comment agir, quelles solutions apporter pour relever le défi de l’intégration ? L’accueil des réfugiés est vécu le plus souvent comme un problème ; ne serait-il pas, au contraire, un atout dans nos sociétés en transition ?
Marie de Colombel,  présidente de la Maison d’Albert Londres

12 000 kilomètres
« Comme une pluie de parfum », le film-documentaire (54′) de
Claire Billet et Olivier Jobard en ouverture des Rencontres
,
Débat avec les réalisateurs organisé par le Club Cinéma de Vichy.
« Notre documentaire, est la chronique d’une migration. Elle raconte le périple de cinq jeunes hommes afghans qui ont voulu rejoindre une Europe inaccessible.
Cette odyssée clandestine mêle réalités crues et fantasmes, réussites et échecs, au rythme du métronome fou de la migration. Nous avons partagé leur voyage pendant plus de six mois mais d’observateurs, nous sommes devenus à notre tour sujets d’observation, puis de critique.
Nous finissons par incarner, malgré nous, les symboles d’une Europe fantasmée et inaccessible. »
« Pour suivre un migrant, il faut parvenir à incarner quelqu’un, à
s’identifier, à travers un personnage, au parcours de ces personnes. Ce qui permet de les humaniser, les personnaliser, plutôt que d’en garder l’image non définie d’ombres vagues, de nombres cachés derrière des statistiques.
On peut comprendre ses souffrances et difficultés à partir de chez elle et la force et la volonté qu’elle déploie pour y arriver. Ce sont ces histoires humaines qui m’intéressent et me touchent. »

Revue de Presse
Une exposition de Médecins Sans Frontières
Depuis, la politique et les pratiques migratoires de l’Union européenne et des pays des Balkans occidentaux se sont faites de plus en plus coercitives, et les conditions d’accueil de plus en plus inhumaines, de la Grèce, où la majorité des migrants arrivent dans l’espoir de continuer leur chemin, jusqu’au nord de la France où ils désespèrent de rallier
l’Angleterre : fermeture des frontières en domino et création de no mans land, rétention, refoulement, fichage, cantonnement. Ces stratégies, censées dissuader les migrants de rejoindre l’Europe n’ont contribué qu’à les mettre toujours plus en danger en ne leur laissant d’autre choix que d’emprunter des itinéraires clandestins toujours plus périlleux, et que de vivre dans la précarité, l’incertitude et l’angoisse.
Présente auprès des Syriens au coeur du conflit et dans les pays limitrophes où ils sont en grande majorité réfugiés, mais aussi dans des pays comme l’Irak, le Soudan, l’Afghanistan d’où de nombreux autres candidats à l’exil sont issus, MSF porte aussi secours aux migrants et
demandeurs d’asile autour de la Mediterranée depuis la fin des années
En mai 2015, l’association s’est impliquée directement dans des opérations de recherche et de sauvetage en mer grâce à des navires sillonnant la mer. Tout au long de l’année, elle est aussi intervenue en Grèce, en Italie, sur la route des Balkans, et au Nord de la France où elle a apporté des soins médicaux et psychologiques et contribué au relogement dans un camp de quelque 1300 migrants vivant jusque-là dans des tentes de camping au milieu de la boue.
Naufragés
L’exposition montre à travers 5 grands panneaux composés de photos, de textes et de coupures de presse, la situation des migrants une fois qu’ils pénètrent sur le sol européen.
Naufragés : le danger des traversées maritimes et les passeurs,
Refoulés : le rejet aux frontières,
Détenus : dans les centres de rétention,
Déshumanisés : la vie dans la jungle de Calais,
Bloqués : sans droit dans des zones de « no man’s land ».